Electronic Limousine

Bienvenue sur ce petit blog s'adressant aux fans de musiques electroniques et indépendantes d'hier, aujourd'hui et demain. N'hésitez pas à laisser vos commentaires et faire découvrir des petits trésors cachés. Be yourself!

24 janvier 2008

Pollution of the mind

rosenfeld

Ras le téléviseur, marre de la pollution de l'esprit, un peu de lecture ça résuscite les neurones.

"Ô Grand Rosenfeld" de Daniel Wallace.
C'est l'histoire d'une tribu d'une trentaine de membres: les Rosenfeld. Cette tribu vit sur la pente d'une colline appelée le "Pays-devant-les-Falaises". Ce qui pose d'ailleurs un problème fondamental puisque la nuit certains membres roulent et se réveillent proche des falaises. Des générations de rois tentent de résoudre ce problème. Lorsqu'un roi tombe de la falaise, le suivant décide alors de voter une loi interdisant de s'approcher des falaises. Ce qui se révèle d'ailleurs très ennuyeux lorsque Wilson, le chef de la tribu ennemie du même nom, décide d'enlever Sally, la seule jolie fille de la tribu des Rosenfeld. Sally, tant convoitée par les Rosenfeld, est pourtant promise à leur nouveau roi: le grand Rosenfeld qui dépasse de loin ses prédecesseurs par sa bétise et son inutilité. Sa seule initiative sera d'ailleurs de trouver une solution au problème de pente la nuit en s'attachant le bras à un arbre, et son seul acte de bravoure sera de conquérir une prairie voisine et déserte, juste pour laisser une trace dans l'histoire. Trace laissée par le scribe, narrateur de l'histoire qui fait l'éloge de son roi en arrangeant les faits en sa faveur et inventant des mythes pour lui donner raison.
Difficile de situer une époque: c'est comme si la tribu des Rosenfeld avait été posée là, sur cette colline isolée, pour observer le comportement. D'absurdités en absurdités, l'auteur nous promène avec le sourire aux lèvres dans une aventure sans queue ni tête. Un livre qui plaira à ceux qui avaient apprécié "Le roi de la pastèque". C'est dans le même style mais en pire...donc en mieux!

"Le lien conjugal" de Jim Thompson.
Doc sort de prison. Après des années de séparation, il doit retrouver sa femme Carol pour un dernier coup dans une banque avant une retraite au soleil. L'attaque se déroule normalement et après avoir éliminé leurs complices et éventuels témoins, ils s'appretent à quitter le pays et disparaitre. Seulement tout ne se passe évidemment pas comme prévu. Entre le complice encore vivant qui veut se venger, les cafouillages de Carol qui poussent Doc à éliminer de plus en plus de témoins, le couple se retrouve rapidement en cavale et poursuivi par toute la police du pays. En fuite permanente, le couple est mis à l'épreuve et confronté à des interrogations concernant la confiance en l'autre, la méfiance et le doute, la fidélité et la rancoeur.
Le suspense est maintenu du début à la fin, avec un certain stress pendant les péripéties du couple, et même une claustrophobie pesante pendant un certain passage dont j'avais hâte qu'il se termine. Un livre pas si "noir", pour un auteur si pessimiste.

Posté par Molokoid à 18:08 - Lectures du soir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juin 2005

Watermelon King

roipasteque

Pour rencontrer le roi de la pastèque, il faut aller au fin fond de l’Alabama, dans la petite ville d’Ashland, présente déjà dans "Big Fish", le premier roman de Daniel Wallace, adapté au cinéma par Tim Burton. Ashland, capitale de la pastèque depuis des temps immémoriaux, peuplée de gens ordinaires, obsédés par l’idée de fertilité, voue un culte au cucurbitacée. A croire que toute la vie s’est développée autour de cette plante dont le fruit rond et les tiges rampantes envahissantes ont inspiré plus d’un conte fantastique.
Une fois par an, on y élit un roi, désigné parmi les hommes vierges. Au cours d’une cérémonie, alliant rituels du Ku Klux Klan et orgie païenne, le puceau est déniaisé. Une jeune et jolie étrangère, Lucy Rider, perturbe cette tradition, en désignant le puceau désigné, futur roi de la pastèque et idiot du village comme père de son futur bébé. La fête est annulée, Lucy mise au ban de la société, vit une grossesse difficile, sauve l’enfant, l’aide à s’enfuir et meurt. Pendant dix-huit ans, la cérémonie n’aura plus lieu.
Les plantations et la ville connaissent le marasme, jusqu’au jour où, Thomas Rider, vient enquêter sur les circonstances de la mort de sa mère et les mystères de sa naissance. Défile alors une galerie somptueuse de personnages pittoresques, attachants, extrêmement vivants: l'agent immobilier, le charpentier, l'idiot du village, le pharmacien... Chacun se raconte à Thomas Rider avec étonnamment de sincérité suscitant sympathie et approbations.

Ce livre est très drôle et assez surprenant. On retrouve des points communs avec "Big Fish" notamment une vieille femme sorcière habitant dans le marais, un grand père affabulateur. L'intrigue est découpée en trois partie et permet de découvrir progressivement l'histoire de Thomas. Daniel Wallace dénonce l’oppression d’une communauté sur les individus la constituant, le vernis social qui camoufle d’immondes pratiques, la violence, le racisme, les rapports incestueux, tout en mettant le bien et le mal sur un même plan.

Daniel Wallace - Le roi de la pastèque
Editions Autrement Littératures

Posté par Molokoid à 10:13 - Lectures du soir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2005

Modulations

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"Quoique la musique concrète, sa théorie et sa technique soient plus accessibles aujourd'hui que jamais, la musique électronique est encore traitée comme une citoyenne de deuxième zone par un establishment classique déterminé à privilégier les compositeurs écrivant pour des instruments acoustiques.
Alors que l'activité des peintres, par exemple, dont les créations sont élaborées dans la douleur et la solitude de ce cloître que devient leur atelier, a produit quelques-unes des oeuvres d'art les plus largement célébrées - et parfois les plus rentables - de ce siècle, les musiciens qui s'isolent d'eux-mêmes dans une pièce remplie de jouets électroniques sont souvent incompris, tournés en dérision et accusés d'élitisme.
La tendance dominante en matière d'esthétique attend de la musique qu'elle représente une quête socialisée en temps réel, que ce soit au sein d'un orchestre ou d'un groupe de rock. Avec les compositions électroniques "classiques", le travail est l'enregistrement."

Modulations - Une histoire de la musique électronique.
Editions Allia

Posté par Molokoid à 12:52 - Lectures du soir - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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