Electronic Limousine

Bienvenue sur ce petit blog s'adressant aux fans de musiques electroniques et indépendantes d'hier, aujourd'hui et demain. N'hésitez pas à laisser vos commentaires et faire découvrir des petits trésors cachés. Be yourself!

29 janvier 2008

Endless tears, forever joy !

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Wow! That's fucking gorgeous!
A noter que la sortie du troisième single "You know me better" a été repoussée à mars.

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28 janvier 2008

It could be tragic, it could be wonderful...

chungking

  Découvert un peu par hasard et par curiosité face à la pochette un peu "pétasse-chic", l'album "Stay up forever" de CHUNGKING est une alternative plutôt sympatique au "Black Cherry" de GOLDFRAPP.
  Si certains titres comme "Ticking" rappellent les bonbons pop d'ANNIE, l'esprit de l'album est très proche de celui du duo anglais, tant au niveau musical que de la voix sensuelle et respirée de la chanteuse.
Une ressemblance flagrante pour des titres comme "Love is here to stay", "Itch & scratch".
Les titres plus downtempo et piano comme "I love you" ou "Beautiful inside" mélangent les styles d'ALPHA et de GOLDFRAPP. "Sorry" est plus proche de l'univers désespéré de PORTISHEAD. Petite préférence pour "It could be wonderful" qui reste en tête comme une pensée à la fois douce et mélancolique.
  Un album pas forcément sidérant d'originalité mais agréable à écouter et qui m'a donné envie d'écouter les 2 précédents albums "We travel fast" sorti en 2003 et "The hungry years" sorti en 2004.

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25 janvier 2008

C'est la vie d'une chauve souris à minuit...

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  MISS KITTIN s'est éloignée depuis longtemps de son étiquette electroclash qui lui collait malgré elle à la peau. Et même si l'album de MISS KITTIN & THE HACKER restera à jamais un album culte et indémodable, la Miss signe aujourd'hui "Batbox", un second album solo terriblement abouti, personnel et abouti. Une véritable réussite qui est arrivée dernièrement dans ma boite aux lettres, en version promo.
 
  "Kittin is high" ouvre le bal de façon réjouissante, véritable tube en puissance qui ferait presque passer "Professional distortion" pour un brouillon, c'est dire. Avec "Batbox" et ses sons retro, on revoit Caroline en tenue d'infirmière diplomée. Des lyrics efficaces sur un rythme pumpin et des nappes à la Hacker. Peut etre pour nous rappeler que c'est bien la même Kittin, qu'on ne l'a pas changé comme une chanteuse d'eurodance. "Grace" est sombre, profond, avec des sons de guitare electrique saturée et une mélodie ennivrante. Le rythme de "Barefoot tonight" est ciselé comme un monster-truck de T-Raumschmiere. "Play me a tape" possède des sonorités très berlinoises, proches des confrères de Bpitch.
  "Pollution of the mind" est à mon goût LA bombe de l'album, un titre jouissif qui me donne des frissons partout comme une caresse dans le dos. Quel talent! La voix est parfaite, sans aucune modification ni filtre. Le titre que je rêve de faire un jour. Ni kick ni hit-hat dans cette atmosphère minimale et pourtant incroyablement enveloppante qui fait de "Wash n dry" une symphonie electronique nostalgique et improbable. "Metalhead" est à la fois une montée progressive et une descente aux enfers, ou l'on est accueilli par des chauves-sirènes maléfiques qui scandent "ah ah hin, ah ah hin" pendant que la Miss chuchote de façon inquiétante. Enorme! "Playmate of the century" rappelle l'ambiance de "Happy violentine". L'album est conclu par "Mightmaker", une ballade pleine de désillusion et dont la froideur rejoint tantôt THE KNIFE version "Silent shout", tantôt DOPPLEREFFEKT version "Linear accelerator".

  En plus de ses atypiques talents de DJ, MISS KITTIN nous prouve ici ses talents d'écriture et même de chanteuse. Fini de jouer les infirmières diplomées qui cherchent un emploi d'infirmière diplomée.
Batbox est un album à écouter en boucle, que je placerai pas loin de "Berlinette" et "Thrills' d'ELLEN ALLIEN ou encore "Sputnika" de WATER LILLY", dans la catégorie "Electro-women pleines de talent".

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24 janvier 2008

Approche, tu ne crains rien...

Korg_R3

  Quel est le point commun entre " Do you beliiiiiiieve in life after love " et " I'm bluuuue da ba dee, da ba da " ? Allez, un indice: lifting. Non pas un lifting facial à la Crystal Bouvier Montgomery, dont certes CHER se rapproche inévitablement, mais bien un lifting vocal. Opération chirurgico-musicale rendue possible grâce à l'intervention d'un vocoder, utilisé à l'extrème par certains membres de la french touch comme les DAFT PUNK dans "Discovery" ou encore AIR dans "Moon Safari".
  L'un des derniers nés dans cette famille est le  KORG-R3 qui siège désormais dans mon salon, pour le plaisir de mes oreilles et mon épanouissement personnel. S'il est vrai que je n'aurai jamais la beauté imputrescible de CHER, j'en aurai au moins la voix! Et ça tombe bien il manquait un peu de vocaux pour donner du relief aux modestes accouchements musicaux de mon cerveau electronique. N'étant pas musicien, n'ayant aucune connaissance de l'italien, et étant totalement puceau du solfège, je dois d'abord apprivoiser ce curieux instrument et le caresser dans le sens des touches avant d'atteindre l'orgasme musical. Mais je saurai être patient. Les préliminaires c'est une étape agréable après tout.
  Ah oui, et cet amant electronique fait également synthétiseur, en solo, ou en duo lorsqu'il s'agit de piloter Fruity Loops.  Il est muni d'une bonne banque de sons, d'un arpégiateur et de nombreux effets. De quoi m'occuper un moment, le temps de déchiffrer la notice en français (mais en chinois pour moi) et de maîtriser l'engin. Et comme dirait l'autre: "Oh oui, ahhhh j'adore ! A fond !" Un grand merci à mes parents pour m'avoir aidé à m'offrir ce sex-toy indispensable!

Posté par Molokoid à 18:43 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pollution of the mind

rosenfeld

Ras le téléviseur, marre de la pollution de l'esprit, un peu de lecture ça résuscite les neurones.

"Ô Grand Rosenfeld" de Daniel Wallace.
C'est l'histoire d'une tribu d'une trentaine de membres: les Rosenfeld. Cette tribu vit sur la pente d'une colline appelée le "Pays-devant-les-Falaises". Ce qui pose d'ailleurs un problème fondamental puisque la nuit certains membres roulent et se réveillent proche des falaises. Des générations de rois tentent de résoudre ce problème. Lorsqu'un roi tombe de la falaise, le suivant décide alors de voter une loi interdisant de s'approcher des falaises. Ce qui se révèle d'ailleurs très ennuyeux lorsque Wilson, le chef de la tribu ennemie du même nom, décide d'enlever Sally, la seule jolie fille de la tribu des Rosenfeld. Sally, tant convoitée par les Rosenfeld, est pourtant promise à leur nouveau roi: le grand Rosenfeld qui dépasse de loin ses prédecesseurs par sa bétise et son inutilité. Sa seule initiative sera d'ailleurs de trouver une solution au problème de pente la nuit en s'attachant le bras à un arbre, et son seul acte de bravoure sera de conquérir une prairie voisine et déserte, juste pour laisser une trace dans l'histoire. Trace laissée par le scribe, narrateur de l'histoire qui fait l'éloge de son roi en arrangeant les faits en sa faveur et inventant des mythes pour lui donner raison.
Difficile de situer une époque: c'est comme si la tribu des Rosenfeld avait été posée là, sur cette colline isolée, pour observer le comportement. D'absurdités en absurdités, l'auteur nous promène avec le sourire aux lèvres dans une aventure sans queue ni tête. Un livre qui plaira à ceux qui avaient apprécié "Le roi de la pastèque". C'est dans le même style mais en pire...donc en mieux!

"Le lien conjugal" de Jim Thompson.
Doc sort de prison. Après des années de séparation, il doit retrouver sa femme Carol pour un dernier coup dans une banque avant une retraite au soleil. L'attaque se déroule normalement et après avoir éliminé leurs complices et éventuels témoins, ils s'appretent à quitter le pays et disparaitre. Seulement tout ne se passe évidemment pas comme prévu. Entre le complice encore vivant qui veut se venger, les cafouillages de Carol qui poussent Doc à éliminer de plus en plus de témoins, le couple se retrouve rapidement en cavale et poursuivi par toute la police du pays. En fuite permanente, le couple est mis à l'épreuve et confronté à des interrogations concernant la confiance en l'autre, la méfiance et le doute, la fidélité et la rancoeur.
Le suspense est maintenu du début à la fin, avec un certain stress pendant les péripéties du couple, et même une claustrophobie pesante pendant un certain passage dont j'avais hâte qu'il se termine. Un livre pas si "noir", pour un auteur si pessimiste.

Posté par Molokoid à 18:08 - Lectures du soir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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