31 octobre 2007
Bye bye Trax, Hello Tsugi !

Je n'avais pas de nouvelles de TRAX (ni de mon abonnement d'ailleurs) et pour cause! L'éditeur ayant fait faillite, je pouvais guetter encore longtemps, en chaussons devant ma boîte aux lettres. Et malgré leur consensualité qui m'agace parfois ou leur manque d'objectivité envers certains artistes qui seront toujours les bien-vus quoiqu'ils fassent, contre d'autres qui n'auront jamais leur chance; Il n'en reste pas moins que TRAX était le seul magazine francophone, spécialisé dans la musique électronique et digne de ce nom. Alors paix à son âme! Du coup ma collection intégrale de TRAX, que j'avais découvert avec émotion et excitation grâce à ma Môman en août 1997, s'arrêtera donc en 2007 au numéro 107 (que de 7 !)avec JUSTICE en couv'.
10 ans de bons et loyaux services auxquels tout electronicien comme moi se doit de rendre hommage.
Mais ce n'est pas fini. "TSUGI" prend la relève en conservant la majorité des journalistes de TRAX et pour un contenu presque identique, si ce n'est la mise en page. Un bon lecteur de Trax ne sera donc pas perdu en lisant Tsugi. Et pis pour le numéro 1, il y a quand même MISS KITTIN & THE HACKER en couv' qui nous apprennent qu'ils enregistrent un nouvel album. On apprend aussi que TEENAGE BAD GIRL va sortir son cocotte en édition "2.0" avec des collaborations en bonus. Et puis l'esprit du sampler est toujours là!
Alors, pas de regret, si ce n'est le prix de l'abonnement qui est le même pour tous les abonnés, même ceux qui l'étaient à Trax depuis 10 ans. Sniff
30 octobre 2007
C'est super... c'est tellement Paris!
"Ah mais tiens! ce CD je ne l'ai pas encore écouté! à part la fois où on devait aller à la Soirée Cigales et qu'on était trop saoûls pour s'y rendre"
Petite intro puis "Reaction". Je me sens d'un coup propulsé dans les célèbres soirées à l'Espace Grevin. Le son est sombre et emporte progressivement, des petits sons acides accompagnent la descente et la mélodie se construit en hallucinations sonores avec une voix discrète empruntée au cèlèbre "Playing with the voice in Germany" de JOE T VANNELLI, les sons s'eclaircissent, se transforment. On nage en pleine expérience sonore et jouissive. C'est bien lui! ce génie! Christophe Monier, celui qui m'avait donné des sueurs avec l'énorme album "Love Addict" qu'il signait en 1998 sous le nom d'IMPULSION. Je me souviens m'être rendu malade un certain mois d'avril où je passais mes journées à écouter cet album en mangeant du chocolat: j'étais au bord de l'overdose "impulsion-chocolatée"
Ah....Impulsion....que de souvenirs...Mais si! souvenez vous! le clip de "The trip" avec les petites peluches qui font gentiment un pic-nic dans un pré, consomment un space cake puis bad-trippent, se battent et finissent en orgie pendant qu'un vieu en fauteuil-roulant les mate. Et ce petit oiseau qui scande "What you do, to me" Ben voilà ce titre c'était lui ansi que l'excellent anthem bitch "Higher" qui faisait "Get into the groove and make your body move...". Et bien ce monsieur revient sous le nom de THE MICRONAUTS (précédemment en duo, désormais en solo) avec un album intitulé "Damaging consent".
Et avec ce monsieur là, on est clairement dans le "plus c'est long plus c'est bon!" L'album est un véritable voyage sonore, une découverte ludique. On part de quelques sons et on arrive à une construction aboutie qui continue de nous hanter, c'est le cas de "The beat", le type de morceau dont on ne peut pas se contenter d'écouter les premières secondes pour "voir à quoi ça ressemble".
"Distracted" mélange différentes sensations: étouffement, abandon de son corps à la musique, orgasme: il ne manque que les cris de jouissance pour concrétiser ce titre résolument sexuel. Dans le couinant "Sweat" l'auditeur prend la place du compositeur, accompagné d'une
bourgeoise parisienne qui décrit en anglais, entre deux fou-rires, ce
que la musique lui fait ressentir. Drôle de description, alors imaginez
le morceau. Entrée en trance avec le puissant "Sweet", son ambiance
katchy, ses petits cris. On frôle l'épilepsie sonore avec "Cinecitta" et sa mélodie émergeant du désordre qui rappelle la patte d'ELLEN ALLIEN.
L'album présente également quelques titres encore plus expérimentaux comme "Superstar" dans l'idée de "C'est magnifique" d'IMPULSION, ainsi que des interludes assez caractéristique de la french touch de l'époque (Dimitri from Paris ou encore Bob Sinclar lorsqu'il ne faisait pas de la musique (que) pour l'argent).
En CD bonus, vous retrouverez les remix que Christophe a réalisé
notamment pour des grands noms comme les CHEMICAL BROTHERS, OMD,
MIRWAIS ou encore DEATH IN VEGAS!
Bon et devinez sur quel label c'est sorti? Chez Citizen! Oui madame!
Une chose est sûre "Impulsion did no wrong...house musiq all night long".
22 octobre 2007
Limousine remix

Voici le dernier "Electronic Limousine remix", une version alternative du célèbre "Double je" de Christophe Willem. Vos avis sont les bienvenus !
20 octobre 2007
Marketing from silver screen

Il n'y a pas à dire, elle est quand même très douée pour le marketing la Roisin.
Voici les cadeaux de ma boite aux lettre gentille ce matin:
- l'album "Overpowered" avec livret rose
- un livret alternatif bleu dédicacé
- le 33 tours avec la jolie photo en grand
- un package spécial "Let me Know" constitué d'une boîte rose contenant les 2 maxis CD et le picture disc 45 tours
Chouette, cela va ajouter un peu de jaune et de bleu à ma collection de orange et rose !
A quand le vert fluo, ou bien le violet? j'en salive d'avance !
19 octobre 2007
Oh me...Oh my...

Ce qui est fréquent, lorsque l'on attend quelque chose avec impatience, c'est que la déception soit à la hauteur de l'attente. C'est peut-être le cercle vicieux dans lequel se trouve YSA FERRER qui fait patienter ses fans depuis près de 10 ans, leur faisant rêver d'un nouvel album et les alléchant avec des maquettes diverses.
Pour ROISIN MURPHY, on peut dire que le fan est gâté: promos en tout genre, fan-package, inédits de qualités, découverte progressive de l'album avant la sortie. Avec Roisin, pas de frustration, lorsqu'une date est annoncée, elle est respectée.
Le seul hic c'est qu'on a tellement été gâté avant la sortie de l'album qu'au moment où il sort, l'excitation retombe un peu comme un soufflé. Finalement c'est un peu l'effet contraire qu'avait provoqué Goldfrapp en 2006, en nous décevant d'entrée de jeu avec un "Ohh la la" douteux et facile, mais en nous proposant par la suite un album avec quelques perles comme "Fly me away" ou "Time out from the world". Pour Roisin, on en attendait tellement, que certains titres que l'on ne connaissaient pas encore apparaissent un peu comme du comblage plus fade. Mais c'est un fan de Moloko et de Roisin qui vous parle, donc forcément excessivement exigeant et surtout pas objectif. Explication en détail:
D'abord il y a les bonnes surprises de Roisin comme l'excellent "Overpowered" aux sonorités acides envoûtantes et légèrement trancey. Le titre parfait pour ouvrir l'album. Il y a aussi "Movie star" dont le début me rappelle toujours VIVE LA FETE même si la suite n'y ressemble pas. Dommage que le titre soit mixé de manière si "bruitiste" et un peu brouillon avec des "hit-hat" un peu trop présents. Belle montée, belles paroles et beaux arrangements avec "Primitive" : du grand Roisin. Quand Roisin se déguise en DIVINE pour revisiter l'hymne mythique disco-gay "Native love", ça vaut le détour et ça donne "Cry baby", un titre puissant et motivant qui tranche assez avec le reste de l'album. J'aurais aimé plus de titres dans cette veine.
Timbaland? C'est toi la-bas dans le noir?: L'atmosphère et les
intonations désabusées de "Tell everybody" sont plaisantes, les jeux de
voix à la fin, qui rappellent un passage de "Lucky star" de Basement
Jaxx, l'ensemble est sympatique. La construction musicale et la lenteur hypnotique de "Parallel lives" me plaisent également beaucoup.
Ensuite il y a les titres légèrement disco-funk comme "You know me better" ou "Let me know" que je définirais comme l'empreinte musicale actuelle de Roisin: de la pop électronique séduisante qui rappelle un peu la fin de la carrière de MOLOKO, période "Statues".
Hélas, dans la catégorie précédente il y a également quelques titres gentillets qui passent, repassent et dont on se serait bien passés. Des titres pas mauvais en soi mais trop légers, pas assez profonds, pas assez riches musicalement et qui laissent une impression de "pas finis".
"Checkin' on me" aurait tout d'une belle chanson mais le beat légèrement R'n'B' rappelle trop les tentatives foireuses de Madonna avec Pharell Williams donc ... heureusement qu'il y a l'arrangement d'instruments à cordes pour sauver la mise. "Footprints" est d'une banalité affligeante de la part de Roisin et déclenche en moi un mécontentement comparable à celui qu'avait provoqué "Come on" dans l'album "Statues": un titre inutile en version studio. "Dear Miami" malgré qu'il me rappelle Mount Sims ne suffit pas pour me convaincre sur la longueur. "Scarlet ribbons" malgré un côté légèrement dub et presque reggae qui lui confèrent une certaine douceur, finirait presque par endormir sur la fin. "Body language" est original mais on attend qu'il se passe quelque chose, un break, un changement de cap...mais rien ne se produit.
Il semblerait que la maîtrise et les performances vocales
de notre Roisin étaient plus adaptées aux expérimentations sonores innovantes de Mark Brydon. Malgré un effort certain et une volonté de sélection de producteurs talentueux, le résultat ne me satisfait pas complètement et je destine plutôt l'écoute à un début de soirée tranquille entre amis. Pourtant tout ce qu'on avait découvert avant l'album était très réjouissant. Peut-être est-il sorti trop tôt ou peut-être est-ce simplement un problème de sélection des titres.
Si j'avais conçu l'album, j'aurais retiré les 5 titres précédents pas vraiment indispensables par les faces B nettement plus intéressantes. Du coup j'aurais mis ces titres bof-bof en face b (après tout, c'est à ça que sert une face B). Voici donc le tracklisting de l'album de Roisin "Electronic Limousine edition":
1. Overpowered
2. You know me better
3. Foolish (avec ses petits sons piquants, ses synthés et ses sons rebondissants à l'effet "ballon-sauteur")
4. Let me know
5. Movie star
6. Primitive
7. Modern timing
8. Sunshine (où l'on a l'impression d'être dans "Mario sunshine" justement et de manger des bonbons pop acidulés qui rendent heureux)
9. Cry baby
10. Tell everybody
11. Off & On (titre extrèmement intéressant et qui (oh scandale !), ne figure nulle part. Ah si! il est dans l'auto-radio, et juste pour vous !
12. Parallel lives
13. Pandora (très envoutant et électroniquement proche de certains titres de Goldfrapp avec des choeurs de voix...aussi dans l'auto-radio juste pour vous!)
Bonus tracks:
14. Cry baby (Paul Oakenfold remix) pour un mélange très surprenant de trance et de disco
15. Overpowered (Kris Menace remix) pour les amateurs du style de Jacques Lu Cont ou encore Cicada
L'ayant déjà vu en concert avec Moloko, je pense que la prestation live sera bien plus à la hauteur de mes attentes. Qui vivra dansera !
16 octobre 2007
Come on...cut the crap !

Pour ceux qui auraient raté les premiers singles (désormais indisponibles) de ALICE IN VIDEOLAND, leur premier album "Maiden voyage" est réédité chez Artoffact records en version "Maiden voyage plus". Cette version contient 5 titres et remixes hors albums et présents sur ces fameux singles. Et pour ceux qui ne connaissent toujours pas ce merveilleux groupe suédois, ça se passe dans l'auto-radio avec des extraits du second et dernier album en date "Outrageous!" sorti en 2005.
12 octobre 2007
Ouhhhhhh pretty baby...

Le nouveau single de S.E.X. APPEAL est commandable ici en version "promo", en attendant la sortie officielle le 15 octobre.
09 octobre 2007
Do you feel different?

Enfin une compilation intéressante! Ca n'arrive pas souvent, surtout au regard de l'ampleur de l'espace occupé par les compilations chez les disquaires. "It sounds different" propose une sélection de titres parus chez cette sous-division de PIAS et pour certains indisponibles sur CD. Un bon mélange electro-tech représentatif de ce qu'il se fait de bon.
La compilation débute "Alone in the dark" de KIKO, un titre mélodique, puissant et légèrement mélancolique avec presque une touche "post-rock": on est assez loin de l'italo-electro de "Midnight magic", mais plutôt proche des anciennes productions de VITALIC/DIMA. VITALIC que l'on retrouve d'ailleurs avec "The 30000 feet club" ici en version studio, et tout comme en live, ça couine de partout et ça rend fou. "You gonna want me" de TIGA est reboosté par TOCADISCO. L'italo-disco-retro est tout de même là avec LIFELIKE, un monsieur qui a également bossé avec l'excellent remixeur KRIS MENACE.
Côté "inédits en CD", on retrouve ALEX GOPHER avec un extrait motivant du "Spam E.P." intitulé "Big is better", ainsi que JUNIOR JACK pour une version moins commerciale de "Da hype" et le très dansant "Black Moon" de ALEXANDER KOWALSKI. Une des bonnes surprises du CD est la présence de "Hometown" de MISS KITTIN & THE HACKER, un titre envoutant qui nous fait déjà rêver et espérer un futur album.
Côté "déjà sur CD mais qui fait plaisir", on retrouve AGORIA, FELIX DA HOUSECAT, SOULWAX.
Bilan: une compil bien agréable pour les oreilles et les pieds. Et en plus, même à la FN*C elle n'est pas chère!!! Incroyable!
06 octobre 2007
Super-bitch...like me !

Ouiiiiiiii c'est Naaaaaaël !!!!
Enfin dans mon magasin ça commence! Du coup c'est reparti pour l'échantillonage des jouets, un travail que j'apprécie particulièrement. Comme il y a 2 ans, ma mission consiste à déballer tous les futurs cadeaux, les trier par catégories et sous-catégories.
Bien-sûr j'ai découvert des choses extraordinaires comme le "Tracteur Tuning" et sa jolie peinture métallisée qui plairait beaucoup à Roger le camionneur. Il y a aussi le "bébé bavard", un horrible poupon qui, quand on appuie sur le bouton, se met à débiter des niaiseries infâmes pendant 5 bnnes minutes.
Mais, à mon grand desespoir, je n'ai pas reçu de "Ru Paul Doll"! Pourtant elles sont si jolies! Et elles donneraient une bonne leçon d'humanité et de glamour aux petits garçons...euh...aux petites filles! Qu'importe ! Face aux RuPaul Dolls, les Barbie Fairytopia et les Winx peuvent se rhabiller...se déshabiller. Bref, elles ne sont pas à la hauteur!
Si toi aussi tu n'as jamais eu de poupées quand tu étais petit et que tu souhaites rattraper le retard, tout en restant glamour bien-sûr, alors fais toi plaisir ici. Après tout qu'est-ce que ça représente 60 dollars, comparé à 20 ans de frustration et de jalousie?
Et sinon, à quand la "Roisin Doll", la "Alison Doll" et la "Rihanna Doll"? Parce que moi je les veux toutes les trois! et avez des boutons "Rameses, collossus", "My lovely dick" et "Shut up and drive" s'il vous plaît!
05 octobre 2007
Vous aimez Poe, sailor?

Aujourd'hui sort le tome 3 de la série "Gueule de bois" de FOERSTER aux éditions Lombard et intitulé "La métamorphose d'Alléluia Carabine".
J'ai découvert FOERSTER dans Fluide Glacial, avec ses histoires en noir et blanc, glauques, fantastiques et qui finissent souvent très mal un peu comme "Au delà du réel" ou "Les contes de la crypte". Au delà de cette comparaison assez simpliste, Philippe Foerster possède un véritable talent, de scénariste d'abord, pour créer des histoires inquiétantes et faire monter une tension lors de la lecture même s'il se dégage un humour noir très particulier qui donne parfois le sourire. Les histoires de Foerster sont toujours sombres , qu'elles soient réalistes (tromperie, paranoia, religion...) ou faussement enfantines, elles virent toujours dans le fantastique et ce ne sont pas toujours les "méchants" qui sont punis. Foerster a également un énorme talent de dessinateur en particulier lorsqu'il s'agit de représenter l'horreur sur le visage de ses personnages, ou la montée d'angoisse dans leurs têtes. Il possède également une créativité intense pour fabriquer des monstres ou autres personnages difformes qui participent à l'ambiance.
Voici la liste des recueils parus chez Fluide Glacial:
- Certains l'aiment noir (1982)
- La soupe aux cadavres (1983)
- L'appel du fossoyeur (1984)
- Porte-à-porte malheur (1984)
- Nuits blanches (1987)
- Instants damnés (1988)
- Les rendez-vous de minuit (1989)
- Hantons sous la pluie (1990)
- La raison du plus mort (1994)
- Tous les haricots ont une fin (1996)
- Vingt mille vieux sous la terre (1998)
En dehors d'autres bandes dessinées indépendantes et de collaborations en tant que scénariste, Foerster a également créé des séries colorisées comme "Starbuck" (3 tomes aux éditions Dupuis de 1990 à 1991) : l'histoire d'un marin à qui il arrive des choses surnaturelles, "Silex Files" (3 tomes aux éditions Le Lombard, de 2002 à 2004) dont l'intrigue se passe à la préhistoire, et donc "Gueule de bois", (éditions Le Lombard) l'histoire d'un homme en bois qui lutte contre les Cryptozoides et autres créatures démoniaques.
Edit: Finalement ma spécialiste, pourtant préférée, de la bande-dessinée m'a annoncé que la sortie était repoussée au 26 octobre. Grrrr...

